Page 37 - Le cadeau de Nicolle - 30 premières pages - Yves BRION
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bien. Pour l’instant, on va faire comme les au-
tres et aller nous r’poser un peu. Merci pour vo-
tre accueil. Bonne nuit.
— Avez-vous de la lumière ? nous demande-
t-on encore.
— j’ai une lampe tempête, répond pépère.
— Attention au feu, disent-ils, avant que
l’on sorte de la maison.
Pépère détache le matelas, qui était fixé à la
charrette, et l’emporte dans la grange. Il allume
la lampe tempête et nous apporte ensuite les
couvertures.
— Tu coucheras sur le matelas avec ta
grand-mère, me dit-il.
— Et toi, alors ?
— Là, je vais venir m’installer à côté de
vous, le temps d’aller chercher de la paille et de
placer des couvertures par-dessus. Une chance
qu’il ne fasse pas froid à cette époque de l’an-
née…
Une fois que nous sommes installés comme
il l’a expliqué, je n’arrive pas à m’endormir tel-
lement je me pose de questions.
— Dis pépère, où est mon papa en ce mo-
ment ? S’ils n’ont pas réussi à stopper les Bo…
Allemands, où sont-ils nos soldats ?
— Dors, mon garçon. On saura ça dans les
jours qui viennent. je ne comprends pas non
plus… Allez, dors !
Peut-être que nos soldats ont stoppé beau-
coup d’Allemands, mais qu’il en est passé
quand même… En tout cas, par ici, on n’en a
pas encore vu la peau d’un !
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